L'anorexie comme la boulimie sont des pathologies liées à des troubles des comportements alimentaires. Perte ou diminution d'appétit, l'anorexie peut être liée à un état mental particulier. Selon le ministère de la Santé, 30 000 à 40 000 personnes seraient touchées par cette maladie en France. Quant à la boulimie, elle se caractérise par un besoin irrépressible de manger.
L'anorexie concerne 1 à 2 % des femmes et touche en général les jeunes filles de 12 à 18 ans. Cela se traduit par un déni de la faim, ne presque plus rien manger, une volonté de maigrir et une peur panique de l'obésité. De plus en plus maigres, les anorexiques mettent leur vie en danger par leur aversion pour la nourriture et leur incapacité à manger.
L'anorexie mentale est elle, d'origine psychologique, c'est une maladie de l'adolescence se traduisant par le refus de manger ou des vomissements provoqués. Le régime et la nourriture deviennent la principale obsession provoquée par la préoccupation tyrannique de l'apparence et une perception faussée de l'image du corps. La mode et les phénomènes d'imitation entre adolescents sont souvent montrés du doigt, mais ils ne suffisent pas eux seuls comme explication : l'histoire du sujet, son environnement familial ou des événements de vie peuvent aussi intervenir. 1,5% des adolescents développent une anorexie. Cela concerne surtout les filles à raison de 9 filles pour 1 garçon.
La boulimie s'exprime, quant à elle, par des périodes de pulsions incontrôlables vis-à-vis de la nourriture avec des ingestions excessives d'aliments, répétées et durables. Pour compenser et prévenir la peur de grossir, elles sont suivies de pratiques néfastes pour la santé :vomissements, utilisation de laxatifs ou de diurétiques, jeûne (en dehors de toute pratique religieuse), restrictions alimentaires ou pratique physique intense(en dehors d'une pratique sportive de haut niveau). La boulimie est deux fois plus fréquente que l'anorexie : 2 à 4 % des femmes sont touchées avec un âge moyen de début de 18 ans. 50% des sujets sont des déprimés graves.
Dans l'anorexie mentale, le patient lutte contre la faim alors que dans l'anorexie, il a perdu l'appétit. Cette dernière débute à la suite d'événements de vie tels que : une rupture affective (lien amoureux, amitié forte, séparation) qui concrétise le malaise et le refus, souvent présent, de devenir femme pour la jeune fille avec des formes (seins et hanches n otamment) et d'avoir des règles. Elle veut se rapprocher le plus possible d'un corps de petite fille. Les anorexiques souffrent d'un sentiment de culpabilité et estiment ne pas avoir droit au plaisir. Elles refusent de s'alimenter car la nourriture est le plaisir le plus facile à obtenir. Cependant, il existe autant de causes d'anorexie qu'il y a d'anorexiques.
les femmes représentent 95% des cas d'anorexie mentale.
Les anorexiques adoptent un comportement modèle en société, ce qui rend difficile la détection de la maladie par l'entourage. La volonté de maîtrise s'étend du corps, mais aussi au mode de vie et à la scolarité. L'anorexique dort peu, travaille énormément, est en suractivité physique. Elle a de très bons résultats scolaires, n'a pas beaucoup d'intérêt pour les questions relationnelles (amicales et amoureuses) et dissimule sa maigreur sous des vêtements larges.
Savoir repérer les signaux d'alerte : L'anorexique trouve toujours de bonnes raisons pour ne pas s'alimenter, se sert à table des portions minimes, se vante de ne manger que des aliments "sûrs" comme les pommes et rejette tout aliment comprenant du gras, trie les aliments et les dissèque, bloque devant la nourriture, mâche lentement chaque bouchée, confectionne des plats raffinés pour son entourage : cela la rassure de nourrir les autres même si elle n'y touche pas et s'assure qu'ils ne mangent plus qu'elle, se pèse 2 à 10 fois par jour, tient une comptabilité très précise des calories et des mets ingérés, n'a plus ses règles, ne sort plus, ne voit plus ses amis : elle ne supporte plus le regard des autres, hyperactivité avec une pratique sportive intense, une frénésie des lectures et un fort investissement sur le travail scolaire, nie suivre un régime, ...
La boulimique se lève constamment de table et disparaît pendant quelques minutes, va systématiquement aux toilettes ou dans la salle de bain après chaque repas, achète des quantités de nourriture qui disparaissent rapidement, a de nombreuses caries dues à l'acidité de ses vomissements, présente une enflure au niveau de mâchoires et des joues, peut avoir une éraflure visible sur sa main droite au-dessus de l'index due à ses dents qui la blessent lorsqu'elle se fait vomir (tout dépend si la personne est gauchère ou droitière)
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