Les différents temps de la rencontre vont aussi se poser en points de repères aussi bien pour le psychologue que pour le patient.
La demande : il me semble important qu’elle soit questionnée par le psychologue. Est-ce le patient lui-même qui fait la démarche, sinon, qui d’autre et pourquoi ? Qu’en pense le patient ? Vient-il de son plein gré ou poussé par sa famille ? Un médecin ? Autant d’éléments qui vont déterminer la nature et les conditions de la rencontre. Ou l’empêcher. Peut-on rencontrer quelqu’un si d’emblée on est réticent ou opposé ?
Le psychologue va aussi être amené à se demander s’il peut ou doit répondre à la demande. A-t-il les moyens d’y répondre, le problème est-il de son ressort ? Doit-il y répondre maintenant: ne risque-t-il pas d’aggraver une situation, de provoquer un phénomène de décompensation par la levée d’une difficulté ? A-t-il le choix de ses méthodes, peut-il refuser, n’est-il pas soumis à une demande ou une pression extérieure ? (famille du patient, hiérarchie,…). Il est souhaitable, selon moi, que la relation soit librement consentie de la part de chacun des protagonistes. Cela paraît évident mais dans la réalité ça ne l’est pas toujours.










