Après 20 années passées à exercer en institution, Dominique Chekaoui a fait le choix d’ouvrir son propre cabinet. 18 mois de cette nouvelle vie, lui ont révélé les spécificités et les enjeux de l’exercice en libéral…
A bientôt 49 ans, vous pouvez vous prévaloir de près de 20 ans d’expérience, comment conserver le feu sacré qui vous a mené vers cette carrière ?
DC : Je pense que c’est un peu la même chose pour tous les psy ! J’éprouve depuis mon plus jeune âge un goût prononcé pour ne pas dire de réelles prédispositions pour la relation d’aide. Je pense que c’est lié à une sensibilité personnelle qui vous pousse à développer une certaine faculté d’écoute qui est motivée par un profond de désir de comprendre et d’approfondir les problématiques qui nous taraudent tous.
Faire des études de psychologie, permet d’explorer des méthodes, d’acquérir des techniques, mais fondamentalement tout n’est que question d’appétence pour l’écoute d’autrui. J’ai toujours eu un goût prononcé pour la philosophie, pour comprendre les fondements de l’existence, tout cela m’a conduit vers la psychologie…Vous avez ouvert votre cabinet à Saint-Brévin en juin 2009, pourquoi un tel revirement dans votre carrière ?
DC : C’est un projet qui me tenait à cœur de longue date. L’institut dans lequel je travaillais a connu des difficultés et m’a proposé des conditions favorables pour mon départ. Cela m’a permis de m’installer sans prendre trop de risque et assouvir mes ambitions premières. Par ailleurs, cela m’a permis de me rapprocher géographiquement de ma famille, tout concordait donc pour que je puisse faire ce choix.
Que vous a appris cette nouvelle façon d’exercer ?
DC : Le premier enseignement que j’en tire, c’est tout le poids de la responsabilité qui incombe au psy en libéral. Et je ne parle pas que du côté administratif, mais surtout du fait que l’on est seul face au patient et que l’on n’a pas vraiment le droit à l’erreur. En institution, j’avais la possibilité de discuter avec des collègues quand les cas étaient complexes, ou particulièrement sensibles, c’était rassurant. Là, je sais que je dois faire les bons diagnostics, être à l’écoute aussi attentivement que possible car de ma capacité à écouter, à comprendre, et à accompagner va dépendre le soulagement de mon patient. Mais face à cette responsabilité, il y a une compensation inestimable ! Lorsque je remplis ma mission correctement, cela procure en effet un réel sentiment de satisfaction. C’est vraiment gratifiant et motivant. Je pense qu’exercer en libéral, c’est un vrai accélérateur !
Pourquoi participer à l’aventure consultezvotrepsy.com ?
DC : Même si je pense que rien ne peut remplacer l’échange visuel, la rencontre physique entre le praticien et son patient, je suis convaincu que les nouvelles technologies sont un facilitateur. Admettre que l’on a des problèmes est une chose, accepter de s’en ouvrir à un inconnu, en est une autre et le faire par voie électronique, peut déclencher le désir de consultations réelles dont le patient peut tirer un vrai bénéfice.
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José Roda
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