Pourquoi avoir choisi de vous orienter vers la psychologie ?
BB : J’ai toujours été curieuse de la psychologie, cela m’a pris très tôt, mais le déclencheur remonte à ma première année post-bac. J’étais étudiante en première année de LEA et je faisais du baby-sitting. J’ai été amenée à m’occuper d’un enfant hyperactif et je l’accompagnais chez les psychologues qui l’aidaient. Cela a été un peu comme une révélation et j’ai abandonné LEA à Nanterre, pour la fac de psychologie de l’Université Catholique d’Angers. Un choix qui était un excellent compromis entre la faculté et l’école.
Vous êtes engagée depuis longtemps au sein de l’association SOS Dépression ? En quoi est-ce un plus ?
BB : Je suis entrée dans cette association durant mon stage de Master 1. J’y ai découvert l’écoute par téléphone je n’ai plus quitté l’association. J’ai commencé en tant que stagiaire durant mon cursus, puis en tant que bénévole, avant de devenir formatrice et enfin formatrice directrice. J’exerce à temps plein depuis l’obtention de mon diplôme il y a trois ans et je pratique aussi bien l’aide téléphonique, que la consultation classique en libéral dans les locaux de l’association. Je travaille en collaboration avec un nutritionniste, des psychanalystes et d’autres psychologues et l’approche pluridisciplinaire que nous avons m’apporte beaucoup et l’oblige à me remettre en question en permanence.
Pouvez-vous nous en dire davantage sur votre pratique ?
BB : L’Université Catholique d’Angers m’a apporté une formation très psychanalytique. Je me suis formée seule aux thérapies cognitivo-comportementales et je travaille également beaucoup sur la psychogénéalogie. Je me suis penchée sur cette technique durant mes études et j’avoue que cette façon de replacer l’individu dans le contexte historique de sa famille sur plusieurs générations est particulièrement intéressante sur un plan personnel et apporte souvent beaucoup dans la compréhension d’un malaise. Les secrets de famille peuvent peser très lourd et il est bon d’envisager les problèmes dans leur ensemble. Considérer les problèmes psychologiques sous un angle transgénérationnel donne souvent beaucoup de résultat !
Pourquoi vous être fait référencer sur Consultezvotrepsy.com ?
BB : Pour moi qui suis habituée à l’écoute par téléphone, j’estime que l’email ou la messagerie instantanée est un prolongement logique sinon naturel. Les nouvelles technologies sont un vrai levier à utiliser pour les personnes les plus réticentes à venir nous consulter. La distance créée par le courrier électronique est parfois bénéfique, même si je pense que ce type de soutien ne peut intervenir qu’en complément d’une thérapie plus classique. Dans le passé, j’ai pu également travailler sur des forums internet ou des sites de Tchat. L’expérience que j’en retire, c’est qu’en consultant par l’écrit, cela nous oblige, nous, praticiens, à être plus prudent car nous ne pouvons pas nous appuyer sur les intonations de la voix pour faire passer un message par exemple. C’est un exercice à part entière mais j’y crois beaucoup !
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José Roda
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